Jib y Julie en bici - La suite

Jib y Julie en bici - La suite

...petite histoire de villa o'higgins suite

6e jour (lundi 5 mars) : Nous sommes retournes dans notre eco-camping, et le proprio Mauro nous a propose un arrangement bien sympa : on peut l’aider dans ses travaux – car tout ici a ete construit de ses propres mains et il reste du boulot – et rester autant qu’on veut gratuitement ¡ On etait tres enthousiastes… mais il commence a faire tres froid (limite pluie-neige) et le lieux n’offre pas de piece douillette et chauffee pour se poser un peu. Or on commencait a en avoir besoin : un peu de reconfort… deja que niveau bouffe c’est tres limite depuis 15 jours a cause des greves : pates, riz, aucun produit frais… Donc pas de petits plaisirs de ce cote-la. Du coup, on decide de migrer vers un camping offrant une piece commune confortable, quite a payer, et de quand meme venir filer un coup de main a Mauro ¡

Comme vous l’aurez devine, le depart n’etait encore pas pour ce jour…

 

            7e jour (mardi 6 mars) :… et non, toujours pas pour aujourd’hui… Encore une journee bien froide et humide que nous occupons a aider Mauro dans la construction en bois d’un 2e etage de maisonnette, un peu bancale ;-)

            Le soir, on fete l’anniversaire d’une francaise deja rencontree avant Villa O’Higgins, a l’eco-camping, avec Mauro, James, Deborah. Au menú : pissaladiere cuite au four a bois grace aux seuls produits frais qu’on peut encoré degoter : des oignons ¡!! Mmmh, trop bon ¡

            Alors que je rentre vers 1h du matin, Jib et James ne sont de retour qu’aux premieres lueurs de l’aube, un peu emeches… alors que notre “marin” nous a annonce hier un depart pour ce midi, 13h a l’embarcadere…

 

            8e jour (mercredi 7 mars) : Je vais faire quelques courses de vivres dans la matinee pour le cas ou on part vraiment ce midi… Mais personne n’y croit plus… A tel point que nos 2 fetards ne prennent meme pas la peine de faire leurs sacs alors qu’on est senses etre a l’embarcadere (a 7km) a 13h… A 12h30, notre “marin”, le señor Fuentes, passe par ici, avec la surprise de ne pas nous trouver prets ¡ “Vamos ¡”

            Ce n’etait pas une blague cette fois ¡ On plie tout, on fonce vers l’embarcadere… ou nous sommes 17 dont 14 cyclistes a grimper sur un tout petit bateau pas du tout adapte ¡ Tout le monde s’installe a l’arrache sur le mini pontont exterieur, tout autour du bateau, et c’est parti pour 5 heures de tangage bien fort, au milieu de creux de plus d’1.50m : impressionnant pour un lac ¡ Alors qu’avec le bateau habituel, c’est moitie moins de temps sans etre trop remues…

            James ouvre le bal en vomissant le 1er ;-) ¡ On est donc sacrement secoues tout l’aprem, arroses par quelques vagues qui passent par dessus bord, mais arrivons a bon port de l’autre cote en soirée, ou d’autre cyclistes venus du sud attendaient depuis une semaine… avec des vivres limitees puisque de l’autre cote il n’y a pas de village donc aucune boutique ¡ Bien contents de voir leur bateau arriver… meme si tout le monde en descend un peu secoue ¡

            On dort sur place dans un cabanon a l’abandon avec James, et Pierre et Suzon (un couple d’ardechois rencontres au nord de la carretera australe). Demain, une grosse journee s’annonce pour atteindre la frontiere argentine : 15 km de piste avec une montee severe sur gros cailloux, suivie de 7km de sentier a travers les bois, impraticable a velo…

 

           

            9e jour (jeudi 8 mars) : Jour J : la grande traversee jusqu’en Argentine ¡

            Pierre et Suzon sont les 1ers a se lever, a l’aube, pour partir tres tot, un peu angoisses par cette petite aventure… Ils devaient louer des chevaux pour porter leurs saccoches, comme ce peut normalement se faire, mais avec l’arret du bateau officiel, plus aucun service attenant n’est disponible. Ils devront donc faire comme les “jeunes” (eux sont retraites mais quelle peche ¡) : traverser ces 7km de foret en poussant, en retirant parfois les saccoches dans des passages trop etroits…

            On se leve un peu plus tard en meme temps que James, mais lui part avant nous car nous prenons toujours biiieeeen le temps de dejeuner ¡!! (enooorme casserole de lait, sucre, avoine, polenta, semoule… delicieux et ca tient au corps ¡). Bref, on est les derniers a passer la frontiere Chilienne, au depart de ces 22km un peu difficiles jusqu’a la frontiere argentine, vers 10h du mat’, avec un grand soleil ¡!! Ca faisait bien longtemps qu’on ne l’avait pas vu ¡

            Ca commence costaud avec une fooorte pente sur mauvaise piste, sur 450m de denivelee, qui nous oblige pàrfois a pousser les velos… et nous met dans l’ambiance. Mais franchement, rien de pire que ce qu’on a pu rencontrer jusque la, dans certains coins.

            S’ensuit une petite dizaine de km plus cool, a travers bois, puis a la sortie du bois…, une visión a laquelle on ne s’attendait pas : le Fitz Roy se dresse devant nous en toile de fond ¡ Majestueux ¡ Le Fitz Roy, toute une legende…! C’est grandiose ¡

            Alors qu’on s’arrete pique-niquer juste a l’entree de la 2e partie : le sentier de 7km inroulable, on rattrape Pierre et Suzon, un peu inquiets pour la suite. Mais heureusement, James arrive a pieds en sens inverse : voyageant “leger”, il a tout traverse tellement vite qu’il est deja arrive de l’autre cote, pose son velo a la frontiere, et est revenu chercher le velo de Suzon ¡

            De notre cote, on a rigole plus qu’autre chose ¡ Il a suffi d’enlever les saccoches avant pour ne pas etre embetes dans les passages etroits, se faire un sac assez lourd a mettre sur le dos pour que pousser le velo ne soit pas trop difficile… et c’etait parti ¡ Ce passage, on en entend parler depuis le Perou : “vous verrez, c’est une aventure. Super difficile. Bla bla bla…”. En realite, c’est une promenade un peu physique dans les bois, sur un sentier VTT plein de racines, de torrents a traverser. Effectivement, on pousse plus souvent qu’on ne pedale mais c’etait plutot ludique, mais si effectivement c’est un peu physique.

            Et quelle meteo magnifique pour decouvrir le Fitz Roy derriere le lago Desierto ¡

            Au bout, c’est encoré tous ensemble (les cyclistes avec qui on a attendu a Villa O’Higgins et fait la 1ere traversee) qu’on traverse le lago Desierto. Une bonne petite bande bien sympa, d’americains, anglais, suisse, chiliens…

 

            Semaine du vendredi 9 mars au samedi 17 mars : Arrives a El Chalten, petite bourgade tranquille, au pied du Fitz Roy, offrant 1000 possibilites de rando en montagne, on a tous debarque chez Jesus, un mec d’une gentillesse inouie qui offre son jardín gracieusement a tous les voyageurs qui le souhaitent ¡

            Des le 1er soir, c’etait “pollo al disco”, une recette d’ici genre barbecue, pour 25 personnes ¡!! Des qu’un nouveau voyageur arrivait, il se montrait toujours aussi avenant, que ce soit le 1er ou le 20e : “installe-toi ¡ Tu veux prendre une douche ¿” ¡ Incroyable ¡

            Il a un tout petit jardín qui ne paie pas de mine, ressemblant un peu a un campement de gitants, et sa maison s’apparente a un cabanon grand comme une chambre etudiante au fond du terrain… Quelques potes a lui vivent dans des caravanes sur son petit terrain. Il n’a rien mais partage tout ¡ En contrepartie de son hospitalite, chaque voyageur prepare un petit diner de temps  en temps a partager, et ainsi Jesus est nourri tous les jours par ses invites ¡ Bon echange ¡ Son reve est de partir faire le tour du monde a velo a 50 ans… soit dans 7 ans máximum ¡

            Du lundi au jeudi, on est partis faire un trek de 4 jours, plutot l’aventure ¡ avec traversees de torrents geles, marche sur glacier, chemins pas traces, pierriers…Et surtout des paysages magnifiques :  vue plongeante sur le campo Hielo Sur, l’immense glacier Viedma se jetant dans un lac du meme nom… ¡ On vous racontera tout ca dans un prochain article, accompagne d’une petite serie de photos…



17/03/2012
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